Depuis la fin du mois de Novembre  à chaque mouvement du CAC vers le bas, les mêmes questions sont  sur toutes les lèvres : "la hausse est-elle interrompue" ? "La tendance est-elle compromise "? « Est-on dans une phase de consolidation ? Les réponses sont souvent les mêmes : "non la tendance n’est pas compromise tant que l’on ne casse pas 5280 ou 5300". D’autres plus empiriques, disent « nous n’en savons rien, il faut voir ». D’autres enfin, vous démontrent que non (pour toutes les raisons de la terre). Les opérateurs veulent être rassurés. Bref l’inquiétude se faisant jour, on fait appel aux devins, comme c’est l’usage.

Quand timidement vous posez la question : « Je suppose que vous avez acheté au maximum » ? Votre interlocuteur vous répond « bien sûr, la hausse appelle la hausse ». Bel adage qui utilisé sans discernement, en a ruiné plus d’un.

En réalité peu d’opérateurs savent réellement pourquoi ils ont acheté à tel ou tel prix. Et les moindres variations à la baisse deviennent sources d'inquiétudes.

Pour rester calme à la bourse, il faut avoir une idée de prix derrière la tête. Si le marché est trop loin du prix d’entrée que l’on s’est fixé, il faut s’abstenir et attendre que le marché baisse pour prendre position. Toute chose a un prix, mais le marché peut l’exagérer dans une crise d’enthousiasme.

Comment avoir une idée de prix d’un actif que vous avez repéré pour une raison ou une autre (par exemple vous croyez au secteur, à la qualité de l’entreprise ou tout simplement parce que vous êtes client de l’entreprise et que vous aimez ses produits) ?

Il y a plusieurs solutions.

L’analyse fondamentale. A condition d’avoir accès à des études sérieuses, elle peut vous donner une idée du prix. Mais la plupart du temps vous n’avez pas réellement le temps d’analyser les données que l’on vous soumet. Et d’autre part, ce prix estimé peut être reconnu par le marché ou être en dessous si la communication de la firme est mauvaise, ou en dessus si elle est très bonne et si il y a une prime à la cote d’amour.

L’analyse technique simple : Portez une moyenne à 50 jours sur vos graphiques et regardez à quelle distance au dessus de la moyenne se situe le cours du titre que vous convoitez. S' il en est trop éloigné, attendez sagement qu’il se rapproche de la moyenne (si elle est en hausse) pour acheter. Si vous avez déjà une position vendez, vous retrouverez probablement votre actif moins cher.

D’une façon plus complexe et pour ceux qui sont plus aguerris:des courbes de Bollinger plates, une figure de retournement sur l’enveloppe  supérieure et un indicateur qui coupe à la baisse vous renseignerons sur ce que le marché pense du prix. C’est naturellement un peu plus compliqué, mais cela nous donne déjà une bonne idée sur les titres qui sont au moins à éviter. Attendez pour acheter d’avoir des informations complémentaires.

Enfin n’oublions pas enfin les bons vieux canaux qui peuvent nous indiquer qu’un actif est arrivé à son maximum et qu’il est prudent d’attendre une baisse pour le reprendre (à condition que le canal soit ascendant) ou qu’il arrive sur la ligne du bas et que l’on le prendre.

En combinant un certain nombre d'informations vous devez donc être en mesure de déterminer un prix d'entrée. (N'oubliez pas non plus de déterminer un prix de sortie et un prix de fuite -stop loss-).

Bref, pour pouvoir être serein et ne pas dépendre des devins, achetez au prix que le marché vous indique comme correct. Cela demande un peu de travail mais dans tous les cas cela en vaut la peine. Et surtout n'oubliez jamais de jouer dans la tendance de l'actif. Ces deux éléments réunis vous permettront d'envisager plus tranquillement les remous du marché.