L’accroissement de volatilité est certes source de profits (les mouvements sont plus amples, la volatilité implicite  augmentant les cours des produits dérivés augmentent), mais aussi source de stress supplémentaire pour le trader. En effet, soit il est en position et dans le mauvais sens du marché et il va se poser la question (quand cela s’arrêtera t’il) soit il est saisi d’aboulie et regarde le marché sans pouvoir réagir et laisser ainsi des opportunités lui échapper ce qui le met dans un état de dépression.

Plus que jamais l’aphorisme du Tao de la Bourse et du Trading est justifié en période de forte volatilité : « Peu importe le marché, tout dépend comment tu le joues ».

Voici quelques remarques qui peuvent vous aider à travailler sur un  marché à forte volatilité avec un stress réduit :

-D’abord prendre de la hauteur : le marché peut être volatil pour un horizon de temps donné et pas pour un horizon plus long. (Voir mon article de cette semaine sur http://Tradingsat.com , Avis d’expert.) Les limites de volatilité de l’horizon plus long pourront jouer le rôle de support et de résistances pour un horizon plus court.

-Réexaminer les supports et résistances sur l’horizon opérationnel sur des périodes plus longues et étudier les supports et résistances sur l’horizon supérieur (5à 6 fois l’horizon opérationnel) 

-Bien étudier ses stops et ne pas oublier de les mettre.

-Si l’horizon opérationnel habituel semble trop nerveux, choisir un horizon opérationnel plus long. Tout en considérant qu’un horizon plus long peut amener à prendre des stops plus larges et donc plus coûteux.

-Ne pas avoir les yeux rivés à l’écran sur des horizons très courts. Ce qui implique de bien définir ses objectifs et ses stops. Une fois objectifs et stops placés revenir à l’horizon opérationnel et mieux encore à l’horizon immédiatement supérieur.

-Bien définir ses prix d’entrée (utiliser l’horizon supérieur pour bien les définir) et poser les ordres. Si le niveau de prix auquel on veut acheter est touché au cours de la baisse ou de la hausse du titre on hésitera en pensant qu’il risque d’aller encore plus bas ou encore plus haut, avec pour résultat généralement de laisser passer l’occasion. Si le prix n’est pas touché, tant pis, c’est une occasion ratée et rien de plus. Psychologiquement vous ne vous reprocherez rien et donc votre stress n’augmentera pas. Une occasion  ratée, dix de retrouvées !

-Analyser soigneusement les actifs sur lesquels on veut investir en utilisant l’index de force relative.

-Conforter les signaux de retournements à l’aide des retracements de Fibonnaci et de un ou deux indicateurs.

Dans les périodes de forte volatilité, le stress augmente considérablement non seulement parce que les cours évoluent plus rapidement mais parce que l’on commence à se reprocher les occasions ratées ou le manque de réactivité devant l’événement. La confiance en soi diminue. Le cerveau n’est plus sous l’emprise des lobes frontaux mais sous celle de l’amygdale qui demande de l’action immédiate. Si il n’y a pas d’action immédiate les produits chimiques divers générés par le sentiment d’urgence conduiront à un état de colère puis de dépression et de destruction de la confiance en soi. Pour garder la tête froide, utilisez toutes les ressources de votre connaissance des signes et de la danse du marché.

ANDREA BRIGNONE