Tao du trading

Le Tao de la Bourse et du Trading a pour objectif d'opérer en bourse sans émotions. C'est à dire à se mettre dans une situation telle que les émotions sont contrôlées. C'est ce que l'on appelle la "juste attitude" .

10 juillet 2008

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"LE COACH PERSONNEL DU BOURSIER" Par  Andréa BRIGNONE

VOTRE COACH PERSONNEL EN MATIERE DE BOURSE ET DE TRADING

PEU IMPORTE LE MARCHE, TOUT DEPEND COMMENT ON LE JOUE!

APPRENEZ A INTEGRER DANS VOTRE FACON D'OPERER  LES ELEMENTS QUI FONT LE SUCCES D'UN TRADER.

Quand vous aurez tout essayé, il vous restera à modifier votre façon de jouer: apprendre à faire votre business plan, dominer vos risques et surtout apprendre à dominer la peur et l'angoisse. Ce cd rom a pour ambition de faire de vous un opérateur conscient qui domine en permanence ses positions au lieu de vivre d'espoirs. Ce n'est plus le marché qui vous dictera sa loi, c'est vous qui contrôlerez en fonction du marché. Cela ne sert à rien de savoir comment opèrent les autres traders, ce qui est important, c'est comment vous vous allez opérer en tenant compte de vos objectifs de votre personnalité et de vos désirs. Apprendre comment l'opérateur X gagne alors que l'opérateur Y fait exactement le contraire, ne vous sera d'aucune utilité. La seule chose importante c'est votre attitude.Le Coach du Boursier est fait pour vous apprendre à vous connaître et vous faire découvrir "la juste attitude" qui doit être la vôtre.

 

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UN SEMINAIRE COMPLET CHEZ VOUS AU MOMENT OU VOUS LE VOULEZ

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·         Exercices interactifs, conception et utilisation du carnet de bord, exercices psychologiques, les prises de positions à faible risque et confortables, l'intégration de la gestion de risque tant psychologique que technique, les techniques psychologiques etc ....

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·         Prise de conscience du fonctionnement psychologique du trader. Mise en condition.

Eviter les pièges que l'on se tend à soi-même et l'auto-sabotage L'entraînement psychologique du trader. Modifier son comportement. Intégrer son trading avec sa vie personnelle. Etc

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Une formation multimédia complétée à la rentrée par des compléments vidéo de l'auteur.

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17 février 2008

La VALUE AT RISK, BASE DE LA GESTION DU RISQUE

Pour de nombreux opérateurs en bourse faire de la gestion de risque  de position ou d’un portefeuille se limite à déterminer  les stops qui permettront de limiter  les risques au cas où les choses tourneraient mal. En réalité cette méthode si elle est valable pour une position donnée, ne permet pas une mesure du risque mais est une décision de risque. C'est-à-dire que l’on accepte sa perte et que l’on sort quoiqu’il arrive. Dans la gestion d’un portefeuille les choses sont un peu plus complexes car il intervient une notion de durée et qu’il est difficile de faire des performances si l’on est stoppé à tout bout de champ.

La notion de base est la notion d’exposition au risque. Supposez que vous ayez un portefeuille de 10 000 euros. On pourra dire que votre exposition au risque est de 10000 euros, quelle qu’en soit la durée de détention de votre portefeuille. Le seul problème est, que de faire cette constatation  ne vous apporte aucune information utile. D’abord parce que il n’y a en réalité pas la même exposition pour un portefeuille composé d’obligations d’Etat et un portefeuille composé de valeurs de haute technologie dont les fluctuations sont importantes. Vous voyez où je veux en venir. Il va être nécessaire d’introduire dans notre évaluation la volatilité. D’autre part la volatilité n’est pas la même selon la durée de détention du portefeuille. Il faudra donc introduire une durée.

A ces notions de durée et de volatilité, pour pouvoir utiliser votre modèle il vous faut finalement ajouter un paramètre : l’intervalle de confiance. C’est l’intervalle qui regroupera par exemple 90 % ou 95 %  des variations de cours. Dans la méthode indiquée ici c’est l’écart type, c

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est-à-dire la racine carré de la moyenne des carrés des écarts de cours à la moyenne multiplié par un coefficient donné. L’écart type  sera multiplié par un coefficient selon que l’on voudra  intégrer les cours les plus extrêmes ou non.

Certains d’entre vous reconnaîtront ici le mode de formation des  Bandes de Bollinger.

Ainsi dans les bandes de Bollinger on prend en général 2 écarts type ce qui recouvre environ 97 % des cours (pour 95 % il faut multiplier l’écart type par 1.65 et pour 99 % par 2,33).

La Value at Risk sera donc à partir de ces considérations la perte maximale que l’on pourrait envisager sur un actif. Il n’est donc pas stupide de placer des stops sous les Bandes de Bollinger lorsque l’on est à la hausse ou au dessus des bandes de Bollinger lorsque l’on est à la baisse.

Cependant tout repose sur les calculs statistiques. Il existe trois méthodes pour calculer la Value at Risk. La première et la plus pratique pour l’investisseur individuel est la méthode variance-covariance C’est celle, comme nous l’avons dit, qui vous permet d’obtenir les Bandes de Bollinger.

La deuxième est la méthode historique : on utilise aussi un intervalle de confiance en regardant par exemple où se situe 95 % des cours d’un actif donné et l’on estime les probabilités des cours qui sont en dehors de ces 95%. Finalement il existe la Méthode de Monte Carlo, plus difficile à mettre en œuvre pour un investisseur privé et qui consiste à bâtir un modèle probabiliste et à faire des tirages aléatoires.

Mais la Value at Risk n’est pas un instrument de prévision. Elle donne une mesure du risque.

Cette méthode repose sur le fait que le passé se prolongera dans l’avenir cela est moins vrai dans la méthode de Monte Carlo), elle implique certaines hypothèses (par exemple  la méthode de variance-covariance  suppose notamment que les évolutions de cours suivent une loi normale c’est à dire une courbe de Gauss, dénommée aussi courbe en cloche, hypothèse que l’on peut cependant modifier dans les calculs). Elle représente cependant, même pour l’investisseur individuel qui ne dispose pas de tout l’appareil statistique et mathématique des organismes financiers, un outil très utile pour évaluer les risques de son portefeuille.

Andréa Brignone

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28 janvier 2008

COMMENT DEVIENT-ON UN TRADER FOU?

Quelle que soit la vraie explication de la perte de la Société Générale, une question sous-jacente est apparue : comment devient-on un trader fou ? Cette question qui semble ne toucher que des traders professionnels qui opèrent sur  des sommes énormes, est en réalité une question qui touche l’ensemble des opérateurs et qui peut s’exprimer de la façon suivante :

Comment se fait t-il qu’à un certain moment le trader s’affranchit des règles de prudence (en l’occurrence du money management) pour s’enferrer dans une situation impossible ?

Les spécialistes américains appellent cela l’auto sabotage du trader et le mot le plus adéquat semblerait être l’auto manipulation.

Il existe en psychologie sociale une réponse possible à ce phénomène : la théorie de l’engagement.

Prenons un exemple désormais classique et dont j'ai parlé précedemment. Supposons que vous deviez aller quelque part. Vous avez le choix entre prendre un taxi et prendre l’autobus. L’autobus est moins cher et vous décidez donc de l’attendre. Vous ne prenez donc pas les taxis qui attendent sagement. Le temps passe, les taxis s’en vont  l’un après l’autre. Vous continuez à attendre car vous avez déjà perdu un quart d’heure. Vous avez déjà tout à fait librement investi du temps. Au bout d’une demi heure il n’y a plus de taxi et toujours pas d’autobus et la pluie commence à tomber. Finalement vous rentrez à pied sous la pluie. Que s’est t’il passé ?

Les psychologues appellent cela le « piège abscons » et la « dépense gâchée ».

La personne qui a effectué une dépense librement veut continuer à être cohérente avec elle-même va s’enferrer dans sa décision en se disant « cela n’est pas possible que cela continue. Les choses vont changer ». L’esprit humain refuse l’aléatoire surtout quand celui-ci  joue contre lui.

Le trader est dans la même position. Quand les pertes dépassent un certain montant, l’esprit humain devient incrédule. Il pense que la situation va se retourner  et que dés qu’il sortira, le marché se retournera. Il ne quitte pas la position. Il n’est plus un opérateur conscient de ce qu’il fait. Il devient un joueur au casino, pensant que un coup de plus lui permettra de se refaire. Il s’enferre. Il n’agit plus, il espère. Paralysé par le trou qui ne cesse de grandir. Au lieu de compter sur lui-même, il va compter sur le hasard. A Wall Street on a l’habitude de dire que en cas de marché défavorable, le trader conscient quitte sa position et le trader inconscient se met à prier. Cette dernière image est prégnante. Elle montre bien la différence de réaction entre celui qui a encore les manettes en mains et celui qui se confie au hasard pour résoudre son problème.

La discipline reste le maître mot en matière de trading. Le trader doit se reposer sur les quatre maîtrises pour se sortir d’une situation difficile : la maîtrise des signes pour comprendre ce qui se passe sur le marché, la maîtrise du marché pour comprendre les réactions du marché, la maîtrise du jeu pour garder en tête les objectifs et les risques et finalement la maîtrise de soi même pour garder la tête froide et garder intactes ses capacités de réactions.

Il faut toujours avoir en tête l’aphorisme de Benjamin Disraeli qui devrait être la maxime des traders « Les circonstances sont en dehors de l’homme mais son comportement lui appartient. »

Andréa Brignone

Tel :0147665058

Mail : andrea.brignone@club-internet.fr

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24 décembre 2007

L’auto manipulation du boursier ou l’Art de creuser ses pertes et comment s’en débarrasser

Il vous est certainement arrivé d’aller à un rendez vous en vous disant « je vais prendre l’autobus, ce sera moins cher que le taxi ». Vous attendez 20 minutes. Toujours pas d’autobus. Des taxis sont présents à une station proche. Vous vous dites « J’ai déjà attendu 20 minutes, le bus va arriver, inutile de prendre un taxi ! ». 45 minutes plus tard toujours pas de bus et plus de taxis. Vous en êtes réduit à courir comme un fou à la prochaine station de taxi, en espérant finalement en trouvez un. Point de taxi dans l’immédiat et vous arrivez très en retard à votre rendez-vous. Que s’est il passé ?   Vous avez été victime de ce que les psychologues appellent la « notion de dépense gâchée » qui génère le « piège abscons ».

Analysons rapidement la situation. Vous vous êtes dit : « J’ai déjà perdu une demi heure (dépense gâchée), je vais bénéficier de cet investissement », en réalité pour le moment vous n’en bénéficiez pas et au contraire vous vous enferrez. Vous vous dites aussi « Chaque minute qui passe augmente la probabilité de passage de mon autobus ». En réalité il n’en est rien, car vous n’avez aucune idée de ce qu’il se passe (piège abscons).   

Pourquoi agissez vous comme cela ou plutôt pourquoi tout le monde a naturellement tendance à agir comme  cela ? Parce que nous avons besoin au-dedans de nous d’affirmer notre rationalité. A nos yeux la première décision est rationnelle, nous nous sentons donc liée par elle. C’est ce que les psychologues appellent la théorie de l’engagement et qui permet d’expliquer comment de nombreuses personnes ont continué dans leur erreur. Cela a particulièrement été étudié pour expliquer pourquoi des personnes continuaient à adhérer à des sectes alors qu’ils voyaient manifestement qu’ils étaient grugés sur tous les plans. 

Comment se laisse t’on prendre à pareils pièges. Pour une raison simple : on n’a pas fixé de limite à ses engagements. Limites qui agiront comme un réveil matin en donnant l’alerte que la dose est dépassée. 

Tout cet exposé vous rappelle certainement quelque chose ! Bien sûr ! L’opérateur boursier est victime de « dépenses gâchées » et de « pièges abscons ». Il est victime d’une auto manipulation que les américains appellent l’auto sabotage.

Par nos automatismes nous sommes tous capables de nous intoxiquer. Par l’espoir mal placé nous sommes capables de nous intoxiquer. Par le fait que nous sommes peu conscients des véritables objectifs de notre comportement nous sommes capables de nous intoxiquer. Nous n’avons besoin de personnes. Ainsi quand on me dit « j’ai été victime des manipulation des mains fortes du marché », je réponds « Non, vous avez été victime de vous- même » !

L’opérateur boursier qui se laisse prendre au piège est d’abord victime qu fait qu’il n’a pas établi de ligne de conduite précise et qu’il s’est ensuite monté la tête : il a été victime de ses émotions car ne disposant pas de garde fou, il est obligé d’espérer en la Providence. Seulement la Fortune sourit rarement aux imprévoyants. Rappelez vous le vieil adage : « Il n’y a pas de vents favorables pour celui qui ne sait pas où est son port ». Et j’ajouterai que celui qui ne sait pas où il va ne peut être audacieux, il devient forcement pusillanime.

Andréa Brignone

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18 septembre 2007

Modulez vos positions en fonction de la volatilité,

Sans disposer des modèles mathématiques sophistiqués qui sont utilisés dans les salles des marchés, vous pouvez néanmoins adapter votre jeu en fonction de la volatilité.

En période de volatilité accrue, votre risque global augmente : si vous avez une volatilité de 5% (par exemple 2,5 % de chaque coté de la moyenne à 20 périodes de Bollinger) vous avez sur une position donnée un risque probable de 2,5 % contre votre position  (en supposant que vous l’ayez pris sur la moyenne et en supposant que les bandes de Bollinger ne soient pas en train de se déformer. Si les bandes s’écartent de sorte à représenter 10%, votre risque a doublé.

Dans cet exemple la logique de gestion de risque voudrait que vous réduisiez votre position de moitié pour conserver le même montant de risque. La logique du money management aussi, étant donné que la possibilité de gain a aussi doublé.

Voici pour la théorie. En pratique comment peut ‘on suivre cette règle ?

D’abord il faut pouvoir mesurer la volatilité. Pour ce faire, vous disposez généralement dans vos logiciels d’un indicateur qui s’appelle l’AVT Average True Range.

Le True Range est la valeur la plus élevée d’une de ces trois variables (en valeur absolue) :

-Plus haut du jour –Plus Bas du jour

-Plus haut du Jour – Clôture de la Veille

-Plus bas du jour- Clôture de la Veille

Quand on fait la moyenne des True Range sur une période donnée on obtient l’AVT ou Average True Range. L’AVT est une mesure de la volatilité.

Vos logiciels de trading vous donnent la possibilité d’utiliser cet indicateur, en particulier Pro-real Time.

A partir de cet indicateur, il est possible de bâtir une stratégie de risque. Il est d’abord important de régler l’AVT. Il est souvent donné sur une moyenne de 14 jours. Si on travaille sur une période plus longue il faut veiller à allonger la période (par exemple 20 ou 40 jours). Bien entendu sa sensibilité diminuera. Dans la période actuelle, je vous conseille de conserver 14 jours.

Prenons l’exemple de Air France en données hebdo.

Jusqu’en Octobre 2006 l’AVT se maintient autour de 1. Il commence ensuite à monter pour atteindre 2 en avril 2007. La sagesse consiste à vendre la moitié de sa position. D’autant plus que stochastique et MACD se retournent. Certes on rate un petit peu de plus value, mais on assure ses arrières ! Naturellement on peut décider de liquider toute la position. Mais l’AVT est une mesure de risque et non décision. Il faut pour cela utiliser les autres indicateurs et les chandeliers. Dans le cas d’Air France un beau marteau inversé sur le trimestriel nous incitait à la prudence.

Pour la prise de position, il est aussi bon de vérifier où en est la volatilité afin de pouvoir adapter un niveau de position. Evaluer votre risque potentiel et comparez le avec celui que vous pouvez prendre c'est-à-dire avec la perte potentielle qui ne vous invalidera pas pour rebondir. AIR_FRANCE__KLMhe

  Andréa Brignone

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08 mars 2007

OPERER AVEC UNE PLUS GRANDE VOLATILITE A STRESS REDUIT.

L’accroissement de volatilité est certes source de profits (les mouvements sont plus amples, la volatilité implicite  augmentant les cours des produits dérivés augmentent), mais aussi source de stress supplémentaire pour le trader. En effet, soit il est en position et dans le mauvais sens du marché et il va se poser la question (quand cela s’arrêtera t’il) soit il est saisi d’aboulie et regarde le marché sans pouvoir réagir et laisser ainsi des opportunités lui échapper ce qui le met dans un état de dépression.

Plus que jamais l’aphorisme du Tao de la Bourse et du Trading est justifié en période de forte volatilité : « Peu importe le marché, tout dépend comment tu le joues ».

Voici quelques remarques qui peuvent vous aider à travailler sur un  marché à forte volatilité avec un stress réduit :

-D’abord prendre de la hauteur : le marché peut être volatil pour un horizon de temps donné et pas pour un horizon plus long. (Voir mon article de cette semaine sur http://Tradingsat.com , Avis d’expert.) Les limites de volatilité de l’horizon plus long pourront jouer le rôle de support et de résistances pour un horizon plus court.

-Réexaminer les supports et résistances sur l’horizon opérationnel sur des périodes plus longues et étudier les supports et résistances sur l’horizon supérieur (5à 6 fois l’horizon opérationnel) 

-Bien étudier ses stops et ne pas oublier de les mettre.

-Si l’horizon opérationnel habituel semble trop nerveux, choisir un horizon opérationnel plus long. Tout en considérant qu’un horizon plus long peut amener à prendre des stops plus larges et donc plus coûteux.

-Ne pas avoir les yeux rivés à l’écran sur des horizons très courts. Ce qui implique de bien définir ses objectifs et ses stops. Une fois objectifs et stops placés revenir à l’horizon opérationnel et mieux encore à l’horizon immédiatement supérieur.

-Bien définir ses prix d’entrée (utiliser l’horizon supérieur pour bien les définir) et poser les ordres. Si le niveau de prix auquel on veut acheter est touché au cours de la baisse ou de la hausse du titre on hésitera en pensant qu’il risque d’aller encore plus bas ou encore plus haut, avec pour résultat généralement de laisser passer l’occasion. Si le prix n’est pas touché, tant pis, c’est une occasion ratée et rien de plus. Psychologiquement vous ne vous reprocherez rien et donc votre stress n’augmentera pas. Une occasion  ratée, dix de retrouvées !

-Analyser soigneusement les actifs sur lesquels on veut investir en utilisant l’index de force relative.

-Conforter les signaux de retournements à l’aide des retracements de Fibonnaci et de un ou deux indicateurs.

Dans les périodes de forte volatilité, le stress augmente considérablement non seulement parce que les cours évoluent plus rapidement mais parce que l’on commence à se reprocher les occasions ratées ou le manque de réactivité devant l’événement. La confiance en soi diminue. Le cerveau n’est plus sous l’emprise des lobes frontaux mais sous celle de l’amygdale qui demande de l’action immédiate. Si il n’y a pas d’action immédiate les produits chimiques divers générés par le sentiment d’urgence conduiront à un état de colère puis de dépression et de destruction de la confiance en soi. Pour garder la tête froide, utilisez toutes les ressources de votre connaissance des signes et de la danse du marché.

ANDREA BRIGNONE

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24 janvier 2007

POUR ETRE SEREIN, ACHETEZ À VOTRE PRIX!

Depuis la fin du mois de Novembre  à chaque mouvement du CAC vers le bas, les mêmes questions sont  sur toutes les lèvres : "la hausse est-elle interrompue" ? "La tendance est-elle compromise "? « Est-on dans une phase de consolidation ? Les réponses sont souvent les mêmes : "non la tendance n’est pas compromise tant que l’on ne casse pas 5280 ou 5300". D’autres plus empiriques, disent « nous n’en savons rien, il faut voir ». D’autres enfin, vous démontrent que non (pour toutes les raisons de la terre). Les opérateurs veulent être rassurés. Bref l’inquiétude se faisant jour, on fait appel aux devins, comme c’est l’usage.

Quand timidement vous posez la question : « Je suppose que vous avez acheté au maximum » ? Votre interlocuteur vous répond « bien sûr, la hausse appelle la hausse ». Bel adage qui utilisé sans discernement, en a ruiné plus d’un.

En réalité peu d’opérateurs savent réellement pourquoi ils ont acheté à tel ou tel prix. Et les moindres variations à la baisse deviennent sources d'inquiétudes.

Pour rester calme à la bourse, il faut avoir une idée de prix derrière la tête. Si le marché est trop loin du prix d’entrée que l’on s’est fixé, il faut s’abstenir et attendre que le marché baisse pour prendre position. Toute chose a un prix, mais le marché peut l’exagérer dans une crise d’enthousiasme.

Comment avoir une idée de prix d’un actif que vous avez repéré pour une raison ou une autre (par exemple vous croyez au secteur, à la qualité de l’entreprise ou tout simplement parce que vous êtes client de l’entreprise et que vous aimez ses produits) ?

Il y a plusieurs solutions.

L’analyse fondamentale. A condition d’avoir accès à des études sérieuses, elle peut vous donner une idée du prix. Mais la plupart du temps vous n’avez pas réellement le temps d’analyser les données que l’on vous soumet. Et d’autre part, ce prix estimé peut être reconnu par le marché ou être en dessous si la communication de la firme est mauvaise, ou en dessus si elle est très bonne et si il y a une prime à la cote d’amour.

L’analyse technique simple : Portez une moyenne à 50 jours sur vos graphiques et regardez à quelle distance au dessus de la moyenne se situe le cours du titre que vous convoitez. S' il en est trop éloigné, attendez sagement qu’il se rapproche de la moyenne (si elle est en hausse) pour acheter. Si vous avez déjà une position vendez, vous retrouverez probablement votre actif moins cher.

D’une façon plus complexe et pour ceux qui sont plus aguerris:des courbes de Bollinger plates, une figure de retournement sur l’enveloppe  supérieure et un indicateur qui coupe à la baisse vous renseignerons sur ce que le marché pense du prix. C’est naturellement un peu plus compliqué, mais cela nous donne déjà une bonne idée sur les titres qui sont au moins à éviter. Attendez pour acheter d’avoir des informations complémentaires.

Enfin n’oublions pas enfin les bons vieux canaux qui peuvent nous indiquer qu’un actif est arrivé à son maximum et qu’il est prudent d’attendre une baisse pour le reprendre (à condition que le canal soit ascendant) ou qu’il arrive sur la ligne du bas et que l’on le prendre.

En combinant un certain nombre d'informations vous devez donc être en mesure de déterminer un prix d'entrée. (N'oubliez pas non plus de déterminer un prix de sortie et un prix de fuite -stop loss-).

Bref, pour pouvoir être serein et ne pas dépendre des devins, achetez au prix que le marché vous indique comme correct. Cela demande un peu de travail mais dans tous les cas cela en vaut la peine. Et surtout n'oubliez jamais de jouer dans la tendance de l'actif. Ces deux éléments réunis vous permettront d'envisager plus tranquillement les remous du marché.

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09 novembre 2006

LES MEFAITS DU SENTIMENT D’URGENCE.

Il vous est déjà arrivé d’aller dans une boutique. De voir un objet qui vous plaisait, mais de ne pas avoir envie de l’acheter tout de suite. Le vendeur qui a vu que cet objet attirait votre attention, va alors se lancer dans un ballet dont l’ordonnancement est parfaitement réglé. Il va vous faire admirer l’objet, vanter ses qualités, et vous voyant accroché mais pas décidé à l’achat, vous expliquer alors que cet objet est à un prix que vous ne retrouverez pas dans les prochaines heures et ceci pour des raisons diverses. Quand il n’ira pas jusqu’à dire qu’il sera par la suite impossible de retrouver cet objet. Toute son action est destinée à créer chez vous un sentiment d’urgence dont le seul but est d’obérer le fonctionnement de votre cerveau et par là vos facultés de raisonnement, de façon à laisser libre cours à votre émotivité. Autrement dit, il va essayer de bloquer le fonctionnement de vos lobes frontaux et de vous laisser dominer par votre cerveau ancien (voir articles précédents).

Bref, vous achetez l’objet et trouvez le même trois boutiques plus loin, et pour moins cher.

Ces phénomènes  ont été très bien étudiés par le psychologue américain Robert Cialdini dans son livre « Influences et Manipulations ».

Dans le trading et surtout dans le trading  à court terme, le vendeur et vous-même ne faites qu’une seule et même personne. Mais vous allez commencer un travail sur vous-même de la même façon que le vendeur de notre boutique. Vous pensez que vous ne retrouverez plus l’actif au prix auquel il est  et que vous ratez l’occasion de votre vie. Le sentiment d’urgence est désormais là, et vous ne pouvez plus raisonner sainement. Votre cerveau ancien vous mobilise pour l’action. Vous devez agir à n’importe quel prix. Et vous le faites. C’est naturellement à ce moment que le marché se retourne. Et vous vous trouvez piégé. Votre cerveau constate que vous vous êtes trompé, mais au lieu de sortir de votre position vous allez vous y enferrer. En effet, à ce moment un autre mécanisme va entrer en jeu. La nouvelle situation va être perçue comme une injure à votre raisonnement, à votre intégrité. Le cerveau va rester dans son état d’alerte et d’émotivité intense. Mais comme agir va entraîner de la douleur (en l’occurrence une perte même minime), il va se réfugier dans le confort de l’inaction qui est indolore à court terme. Cette inaction vous coûtera souvent plus cher après.

Dans quelles conditions se met-on dans cet état d’urgence ?

On se met en état d’urgence la plupart du temps quand on a passé un certain temps devant son écran.

Que le marché est bien en tendance et que l’on a raté la hausse ou la baisse. Il faut alors faire quelque chose pour rattraper le temps perdu.

On peut constater que 90 % de nos actions dans ces conditions sont des actions ratées.

Alors que faire ? Dés que vous identifiez un sentiment d’urgence en vous, il n’y a qu’une mesure radicale qui puisse vous empêcher de faire des bêtises : vous éloignez de votre écran, vous lancer dans une action quelconque mais qui n’a rien à voir avec le marché et de ne retourner que quand vous sentirez que vous vous êtes calmé et que vous avez repris le contrôle de vous-mêmes. Si vous n’arrivez pas à quitter votre écran, utilisez les techniques de la PNL (Programmation neurolinguistique) pour reprogrammer votre cerveau.

A tout hasard vous pourrez vous entraîner en faisant les boutiques !

Il faut toujours prendre ses positions dans un état de calme. Ne confondez jamais vitesse et émotivité. On peut être rapide dans ses décisions, parce que le travail de préparation a été bien fait, et que l’on perçoit nettement les supports et les résistances. C’est le cas des day-traders qui réussissent. Ils savent en permanence ce qu’ils sont en train de faire, bien que les décisions soient prises dans des temps très courts. A fortiori pour des opérateurs qui agissent sur une plus longue période, il ne doit y avoir jamais de sentiment d’urgence.

Rappelez-vous la boutade de  Warren Buffet «  Je rate au moins une fois par semaine l’opération de ma vie »

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17 juillet 2006

AUTO SABOTAGE DU TRADER ET SYNDROME DE ZIDANE .

Pour ceux qui ont assisté à mes conférences, la réaction de Zidane trouve facilement son explication. Grossièrement et sans rentrer dans les détails, l’amygdale (élément du cerveau ancien) recevant une impulsion extérieure inquiétante, soudaine ou inconnue va émettre toute une série de neurotransmetteurs (catécholamine) destinés  à assurer la survie de l’individu (se sauver ou attaquer) et excitera les capsules corticosurrénales afin de tonifier l’organisme.  La catécholamine noie le néo cortex (cerveau récent) et empêche tout raisonnement. Dans un cas de survie, l’action de l’amygdale permet une action très rapide mais sans réflexion mobilisant  ainsi  l’ensemble du corps. Le stimulus n’a pas besoin d’être réel. La plupart du temps, il s’agit de symboles : atteinte à  sa dignité, à son importance etc. Le résultat de cette action peut être positif ou négatif pour l’individu et dépend souvent des circonstances extérieures.

Dans cet état l’individu est décentré, ne se réfère plus aux schémas de responsabilité ou de d’objectifs à moyen terme. Généralement cet état est le résultat de tensions successives et l’une d’entre elle fait déborder le vase.

Pour qu’une action du cerveau limbique soit efficace (c’est-à-dire, conforme aux intérêts de la personne), il faut qu’elle repose sur une programmation raisonnée du cerveau. Programmation qui est effectuée par le néo cortex qui va enfouir un schéma d’action dans le subconscient (par la PNL par exemple ou simplement par l’entraînement). Schéma qui va servir de guide, lorsque  le cerveau devra agir. C’est ce que résume l’adage «  penser comme un homme et agir comme une bête ». Selon leur tempérament les gens sont plus ou moins réfléchis. Mais cela n’est pas une fatalité. On peut par des méthodes appropriées, se reprogrammer et agir selon ses intérêts bien compris plutôt que sur des impulsions.

Ces phénomènes ont été décrits et analysés par Joseph Ledoux et Dolf Zilmann.

Le trader est souvent soumis à ce que j’appelle ici le Syndrome Zidane( à cause de l’air du temps) et que les américains appellent l’auto sabotage du trader. Ce dernier a beau avoir déterminé une stratégie et connaître ses objectifs, il va agir selon ses impulsions contre ses propres intérêts.

Un exemple typique que nous connaissons tous peut être donné ici : nous avons bien défini une tendance, par exemple baissière. Nous avons décidé d’attendre d’être sur une résistance pour effectuer une vente à découvert. Brusquement, le marché s’emballe à la hausse, nous ne voulons pas rater le train, nous nous disons après tout que nous nous sommes trompé et nous achetons au plus haut. Peu de temps après le marché s’écroule.

Quel coup de folie nous a pris pour jouer contre nos intérêts et notre vision ?

La stimulation provoquée par la hausse du marché nous a fait oublier toute prudence, l’amygdale a pris le contrôle de notre néo cortex (fuir ou combattre). Le seul problème est que nous nous sommes nous-mêmes fabriqués cette urgence qui nous a mis dans une situation difficile.   

Le bon trader est celui qui a mis ses émotions à son service.

C'est-à-dire qu’il aura appris :

-à établir sa stratégie au moment où son cerveau est au calme,

-à intérioriser sa stratégie pour qu’elle fasse partie de lui-même. En particulier il faut qu’il accepte l’éventualité d’une perte potentielle qu’il aura déterminé.

Que d’autre part :

-il aura parfaitement pu déterminer les signes avant coureurs de la prise de contrôle de son néo cortex par l’amygdale et réussir à dominer ses pulsions,

-il saura sentir la cohérence entre son action et sa pensée (stratégie). C'est-à-dire qu’il restera centré sur ses objectifs et non emporté par la situation du moment.

Pratiquement que faut’il faire ?

Il faut à la fois mettre en place des gardes fou, s’entraîner, et rester en permanence vigilant.

Mettre en place des gardes fou !

  Le résultat de l’analyse doit être porté par écrit. Le pilot chart (voir le Tao de la Bourse et du Trading), est le garde fou le meilleur. Il permet de garder devant soi la tendance, les supports et résistances, la stratégie définie de façon raisonnable, les points d’entrée et de sortie ect.

Se connaître et s’entraîner !

Il faut apprendre à détecter les moments où le cerveau s’emballe. En déterminer les signes avant coureur. N’hésitez pas à constituer un tableau de bord (voir ici encore le livre le Tao de la Bourse et du Trading) qui retrace toutes vos émotions, vos états d’âme et le déroulement de vos opérations.

Entraînez vous à sentir les moments d’excitation et à les dominer. Pour les dominer, utilisez des techniques de relaxation simple. Par exemple, ce que j’appelle dans mes conférences la technique du « petit soleil » Quand vous sentez l’excitation monter, fermez les yeux et faites tourner mentalement autour de votre tête une petite boule ou un petit soleil. Faites- le jusqu’à vous sentir décontracté. Respirez profondément avec le ventre pendant cet exercice.

Si cela vous paraît trop compliqué, levez simplement les yeux vers le ciel et respirez profondément.

Utilisez systématiquement cet exercice avant de prendre la décision d’entrer sur le marché.

Rester vigilant !

Dés que vous sentez que votre cœur s’emballe ou qu’une tension naît en vous parce que les cours montent ou descendent, mettez vous en état d’alerte. Rappelez vous cette phrase de Warren Buffet : « J’ai raté l’affaire de ma vie, au moins une fois par semaine ».

Conclusions :

La juste prise de position est celle que vous avez défini quand vous étiez au calme et que votre cerveau fonctionnait sans contrainte. La première règle de discipline du trader consiste à agir dans le même état que quand il a fait ses choix.

ANDREA BRIGNONE

Posté par brig à 16:35 - LA METHODE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2006

L’analyse technique permet ‘elle des anticipations ?

Réponses à une question d’un lecteur.

«

« .. Peut-on dire que ces outils qui aboutissent à une anticipation du marché, deviennent plus que relatifs dans les périodes de grandes incertitudes donc de grande volatilité ? On a pu l'observer ces dernières semaines ou toute analyse qui nous été présentée, que ce soit sur les sites professionnels aussi bien que particuliers se sont trouvés quasiment en défaut et invalidés en quelques heures ou quelques jours. bien à vous. »

Votre question recèle en réalité de multiples questions. Nous allons essayer de les  poser et d’y apporter des éléments de réponse dont certaines méritent débats.

1° L’analyse technique permet- elle d’anticiper des mouvements de marché importants et à forte volatilité ?

L’analyse technique n’est pas contrairement à ce que pense beaucoup de gens un outils de prévision, elle est un outil d’évaluation d’une situation. Et comme tout outil d’évaluation, elle permet de détecter dans une situation des éléments qui sont le ferment de mouvement. Cependant l’analyse technique n’est pas suffisante (sinon les systèmes de trading automatisés auraient déjà tué le marché). Il est nécessaire d’y ajouter l’art de l’analyste qui va à partir de son observation évaluer les probabilités d’un retournement ou d’une continuation. A partir de cette situation en devenir, il va estimer les probabilités que le marché va aller dans un sens plutôt que dans un autre (ce qui implique la probabilité de se tromper, même en absence d’événements nouveaux et majeurs). Il  prendra donc son pari en ayant en tête la possibilité de s’être trompé et de le reconnaître (abandon de la position). L’analyste est comme un piéton à un feu rouge. Il donne une forte probabilité au fait que les automobilistes s’arrêteront au feu rouge. Mais rien n’exclu la probabilité d’un automobiliste qui pour des raisons diverses et variées ne s’arrêtera pas. Il ne lui est donc pas possible de traverser le passage piétonnier les yeux fermés. Il doit continuer à évaluer la situation pour savoir si elle va dans son sens.

En un mot le marché pour un trader n’est pas un phénomène continu mais une succession de situations qu’il évalue en permanence.

Voyons ce que pouvait nous dire l’analyse technique avant le retournement de marché du 11 Mai 2006.

cac_40hebdoana1

Prenons le graphique hebdomadaire du CAC.

Un certain nombre de signes avant-coureurs apparaissent :

Sur les prix apparition d’un doji semaine 13 soit la semaine du   27 mars  au 31 Mars

Le DMI indique un affaiblissement de la force acheteuse du marché à partir de la semaine 12 soit  la semaine du 20 au 25 Mars.

Le MACD perd de sa force la semaine 14.

Le RSI donne des signes de divergences : il ne monte plus alors que les cours continuent à monter. Ainsi que le CCI.

Quelles conclusions tirer de cela ? Les signes d’essoufflement sont donnés prés de deux mois avant l’effondrement. L’analyse technique a joué son rôle. Celui qui savait interpréter les signes était pour le moins prévenu.

2° Pourquoi alors que les signes étaient présents, un certain nombre de commentateurs continuaient à prédire que le CAC irait à 6000 ?

C’est ici qu’intervient la psychologie. Les professionnels comme les particuliers se laissent intoxiquer par l’environnement et surtout par eux-mêmes.

Examinons la situation actuelle qui est l’inverse de la précédente. Qu’est ce qui a changé depuis un mois ? Nous sommes en guerre atomique avec l’Iran ? Les sociétés du CAC40, du Nasdaq et du Dow ont brusquement arrêté de faire des affaires ? Le pétrole va manquer encore plus vite alors que il y a plus de pétrole que de demande sur le marché physique ?

La bulle de la crise immobilière a-t-elle éclaté ?

Certes, les taux d’intérêt ont un peu monté, mais cela était prévu depuis au moins six mois.

Certes, la balance commerciale américaine est en  perte comme d’habitude, mais avec un certain freinage. Certes, il y a un peu plus d’inflation aux Etats-Unis (quoique que les statistiques américaines soient toujours approximatives).

Non, il s’agit simplement d’attitude psychologique qui est centrée essentiellement sur ce que pense ou fait Ben Bernanke, nouvel épouvantail des marchés. Le marché est moutonnier, les commentateurs sont moutonniers, et les opérateurs sont dans leur bulle au lieu de regarder les signes. On peut bien sûr se dire que les arbres ne montent pas au ciel et qu’il était nécessaire qu’une correction s’opère. Certains supports importants ont été atteints aujourd’hui (13/06/2006). Cependant on ne dispose pas suffisamment d’informations actuellement pour se dire que la folie des foules a atteint son palier. Les jours suivants seront importants pour se faire une opinion. Gageons que quand tous les commentateurs parleront du crack, cela serait le signe de la reprise. (Aphorisme du livre Le Tao de la Bourse et du Trading : Si tu entends le coq chanter, c’est que le soleil est déjà levé).

Pour que l’analyse technique puisse être utile, il faut savoir attendre que les signes se confirment ou s’invalident. Attendre juste ce qu’il faut avant de faire son pronostic est la juste attitude du trader. Par juste ce qu’il faut, cela veut dire qu’il faut le pronostic se fasse avant que la foule ne s’aperçoivent de ce qui est en train de se passer. C’est aussi le meilleur moment psychologique pour le trader qui lui permettra de prendre position avec une probabilité maximale que le marché aille dans son sens et donc ne l’entraîne pas dans des états émotionnels anormaux. C’est que je nomme rendre visible l’invisible. 

3° Comment réagir ?

Dans des situations telles que nous les connaissons maintenant, il est nécessaire de prendre de la hauteur. Cela veut dire soigneusement analyser ce qui se passe sur des horizons plus longs (semaine, mois). Ne pas hésiter à rechercher  des confirmations (Fibonnacci, Bollinger, indicateur divers, figures etc.). Et surtout prendre son temps pour se faire une opinion par soi-même et non par la

lec

ture des commentateurs et gourous divers et variés. Et finalement adopter une discipline de fer. Si les prix ne vont pas là ou vous pensez après mûre réflexion qu’ils doivent aller, attendre pour prendre position. Un trader indépendant n’a pas la pression du trader d’une salle de marché. Il doit apprendre à attendre. Mais aussi apprendre à vite sortir si le marché ne va pas dans son sens et que son risk management lui indique qu’il est arrivé à son niveau de risque accepté.

Conclusion : Les outils d’analyse permettent d’évaluer une situation mais uniquement pour celui qui les utilise et analyse leurs éléments sans à priori et sans parti pris. Ils ne sont que les reflets d’une situation qui permet d’estimer que les probabilités pour une action ou une autre sont en votre faveur. Mais il s’agit de probabilités (comme tout dans l’univers) et non de certitudes. Seule une réactivité continue permet de transformer un mouvement en opportunité et à condition de détecter sa potentialité avant les autres.

Posté par brig à 23:18 - LA METHODE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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