01 juillet 2009
Chercher à éviter le « Cygne Noir ».
Selon Nassim Nicholas Taleb, le Cygne Noir (Le Cygne Noir, éditeur Les Belles Lettres, Paris 2008) serait l’événement totalement improbable, sinon impossible dans l’esprit des gens et qui surviendrait à l’opposé de ce que l’on a établit en fonction des connaissances passées dont on dispose.
Dans la pratique pour un trader ou un opérateur en bourse, le Cygne Noir est la brusque inversion des cours au-delà des limites de risques que l’on s’est imposé. Autrement dit le Cygne Noir va être défini comme un mouvement des cours en dehors du domaine de probabilité que l’on s’est fixé. Par exemple, si l’on a établit que la fluctuation des cours d’une valeur donnée serait entre 55 et 70 avec une probabilité de 95 %, le Cygne Noir serait la rupture de l’un de ces niveaux. Rupture qui normalement devrait n’avoir qu’une probabilité de 2,5 % d’un coté ou de l’autre. Bien sûr cela vous dit quelque chose. L’utilisation des bandes de Bollinger quand elles sont parallèles vous donne ce type de probabilités.
En principe, vous pouvez jouer en toute confiance, quand sur une unité supérieure, mettons la semaine, vous trouvez des bandes de Bollinger parallèles avec une moyenne plate (voir sur ce même blog les articles Bandes de Bollinger et Chandeliers et la Gestion des risques ) et que sur votre unité de temps opérationnelle, par exemple la journée dans ce cas, votre moyenne de Bollinger va dans le sens de vos prises de position. Votre risque maximum pourrait en toute logique être évalué au niveau des Bandes de Bollinger, plates, sur l’unité supérieure.
Ce serait parfait si les marchés suivaient les règles que voudraient leur voir suivre les traders.
Seulement, voilà, il y les Cygnes Noirs. Des évènements qui en toute logique ne devraient pas survenir et surviennent. Avec des mouvements amples et ruineux pour le trader.
Vous me répondrez que les stops sont là pour éviter cela. C’est exact. Cependant plusieurs problèmes apparaissent :
-Sur les marchés qui ne fonctionnent pas 24 heures Sur 24, les gaps peuvent faire en sorte que les stops se déclenchent et qu’ils soient ensuite retracés.
-Les mouvements erratiques des marchés peuvent faire en sorte que les stops se déclenchent et que le marché retrace immédiatement derrière.
-Qu’un mouvement de panique soit tel que le stop ne fonctionne que très loin derrière.
Pour le trader intraday le principal risque est celui du mouvement erratique (à condition qu’il ait pris ses positions de façon intelligente). C’est un opérateur qui travaille en probabilité, il doit donc prendre en compte la volatilité moyenne sur la période travaillée qui est représentée par exemple par l’Average True Range (AVT) sur 8 à 14 bougies, et le multiplier par 2 ou Par 3 selon le degré de probabilité choisi. Si cela explose, cela fait partie des risques acceptés.
Pour l’opérateur à plus long terme, cette solution peut ne pas fonctionner. Il va devoir se couvrir à l’aide des instruments existants (par exemple trackers, warrants ou option). Mais il ne doit pas le faire n’importe comment. Il faut qu’il choisissent des instruments dont la contrepartie est susceptible d’exister même en cas gros mouvements et dont l’élasticité lui permette de contrer suffisamment sa perte sur l’actif sur lequel il a opéré.
De toute façon, l’opérateur quel qu’il soit, doit garder en tête la possibilité de l’apparition d’un Cygne Noir. C’est faute de ne pas l’avoir fait que la crise financière est arrivée.
09 mars 2009
Bandes de Bollinger et chandeliers japonais : deux outils qui se complètent.
Bandes de Bollinger et chandeliers japonais : deux outils qui se complètent.
L’opérateur boursier avant de prendre position recherche la convergence de plusieurs signaux pour mettre de son coté un maximum de probabilités que le marché aille dans le sens de la position qu’il souhaite prendre.
Dans cet ordre d’idée, l’utilisation concomitante des Bandes de Bollinger et des chandeliers japonais est un outil précieux d’évaluation de la prise de position.
Nous supposons connus, pour cet article, les bandes de Bollinger et les chandeliers japonais. Pour les lecteurs qui voudraient en savoir plus ou s’initier vous pouvez consulter par exemple le site : http://abcbourse.com
Il faut au préalable examiner la forme des bandes de Bollinger .
D’abord la moyenne. Est-elle
plate, ascendante ou descendante ? Son orientation va déterminer la
tendance (sur la période opérationnelle choisie). L’orientation de la moyenne
va aussi orienter la forme et les déformations des Bandes de Bollinger. Et,
donner une idée sur la volatilité sur la période donnée. Par exemple, une
moyenne plate (voir graphique 1) va donner des bandes parallèles, elle-même
plates. Voir ci-dessous à partir du 13 Février .
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Graphique 1
Sans trop d’étonnement, on constate qu’une fois que les cours touchent la bande de Bollinger inférieure, un signe de retournement apparaît sous la forme d’un harami. L’objectif sera dans un premier temps, la moyenne de Bollinger.
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Graphique 2
Sur le Graphique 2 on observe après le resserrement des bandes de Bollinger, la tendance devient baissière, elle fait semblant de se stabiliser mais l’apparition d’un marobozu rouge collant à la Bande supérieure sonne le glas des espoirs. La moyenne redeviendra baissière et les bandes de Bollinger se déforment. Là aussi, le premier objectif est la moyenne et ensuite la bande inférieure.
Conclusion : il est important de regarder si à l’approche d’une bande de Bollinger (Quand celles-ci sont parallèles ou quasi parallèles) ou de la moyenne de Bollinger, on voit apparaître un signe de retournement. Si ce signe est présent, il y a de fortes chances pour que le mouvement s’inverse. Pour avoir plus de confirmation, il est souvent utile de passer à la période supérieure (5 fois l’unité de la période opérationnelle) et à la période inférieure (Unité de la période opérationnelle divisée par 5). La convergence à travers le temps d’information est souvent une confirmation qui permet de prendre des positions avec moins d’émotions.
Pour confirmer les retournements aux points indiqués, les indicateurs techniques se révèlent souvent très utiles.
Pour en savoir plus sur la convergence d’information, venez assister à la conférence qui aura lieu au salon du Trading le 20 Mars 2009. Tous les renseignements sont ci-dessous ou sur http://salonat.com.
Andréa Brignone
17 février 2009
La gestion des risques, élément fondamental des opérations boursières.
Pour de nombreux boursiers, la gestion des risques se résume à la fixation de stops. On confond ainsi un outil avec la méthodologie. En réalité, la gestion de risque doit prendre en compte de nombreux éléments :
-Le niveau de risque à prendre sur un portefeuille ou sur une ou un ensemble de positions doit être tel qu’en cas de réalisation (c'est-à-dire en cas de perte), celui-ci n’obère pas la possibilité de retrouver sa perte. Expliquons nous. Si votre niveau de risque représente 10 % de votre capital, vous avez une chance de récupérer votre perte. (En réalité cela dépendra du rendement statistique de vos opérations). Si votre niveau de risque est de 50% cela sera plus difficile. Donc la première chose à faire consiste à déterminer votre niveau de risque acceptable.
-Ensuite un niveau de risque dépend aussi de la période de détention des actifs ou de la durée d’une position. Pour donner un exemple, si vous jouez sur un indice et que vous déteniez vos positions pendant dix minutes vous pouvez envisager un niveau de risque de quelques dizaines de points. Si vous tenez votre position sur plusieurs jours, vous serez obligé de passer à la centaine de points.
-Finalement le niveau de risque devra tenir compte de la volatilité d’un actif donné, car ne serait que le bruit du marché, peut vous amener à des réactions émotives ou encore à faire dégager vos stops. Dans un article précédent, j’indiquais qu’une des mesures faciles à faire consiste à regarder les bandes de Bollinger quand elles sont plates, et sur une unité de temps donnée.
Dans une gestion de portefeuille à moyen terme, il sera judicieux d’évaluer l’ensemble de ses positions en utilisant les éléments précédents actif par actif et d’en faire ensuite la somme.
Si le niveau de risque dépasse le niveau acceptable, il faudra se débarrasser des actifs les plus risqués.
Dans cette logique, en cas d’augmentation de la volatilité, il faudra réévaluer ses positions. Naturellement, si les achats ont été effectués au plus bas, la volatilité pourra être alors la mesure des profits possibles et la stratégie consistera à mettre des stops au dessous de la volatilité estimée par exemple avec les bandes de Bollinger. (Ou à l’inverse si il s’agit d’une position à la vente).
En conclusion lors du choix de prise d’une position il faut d’abord raisonner « risque » et seulement ensuite « profit ». Si le niveau de risque est acceptable, on regarde alors le niveau de profit possible. Selon le niveau de risque accepté il faudra alors choisir son ratio gain probable /risque probable. Plus votre niveau de risque acceptable sera grand, plus vous devrez prendre un ratio élevé.
17 octobre 2008
Trading avec forte volatilité.
Dans les périodes de forte volatilité, les éléments fondamentaux ne jouent pratiquement plus pour un trader. L’essentiel repose sur la façon de jouer c'est-à-dire sur l’habilité du trader.
Voici quelques règles utiles à la protection du capital et de la santé du trader en période de forte volatilité.
1° Ne pas opérer au moment des emballements du marché. Ou alors savoir qu’il faut se réserver des stops relativement larges (à titre d’exemple sur les futures CAC 40 se réserver alors au moins 50 points). Opérer quand le marché semble s’être calmé.
2° Savoir précisément sur quelle période on trade. Si vous jouer à une demi heure, ne pas prendre position et partir à la piscine, vous devez rester devant votre écran.
3° Ne prendre position que sur des points forts du marché, tant à la baisse qu’à la hausse (voir mes autres articles pour la détermination des points forts)
4° Sur les petites périodes (5 à 15 minutes) ne pas faire trop confiance aux indicateurs, la vitesse des mouvements les affolent.
5° Travailler avec des stops courts (ce qui implique de prendre position uniquement sur des points forts ou en touchant des moyennes courtes). Attention aux accélérations.
6°Prenez vos tendances sur votre période opérationnelle et la période supérieure. Elles doivent être dans le même sens, sinon vous risquez gros.
7° Si sur une même période vous avez des moyennes qui vont en sens opposés (par exemple 13 et 40), évitez de prendre position. La volatilité risquera d’être forte. Généralement vous aurez d’ailleurs des signaux contradictoires.
8° Même si vous êtes un minute trader n’enchaînez pas les trades les uns derrières les autres. Surtout si votre opération était négative. Arrêtez vous et prenez le temps de la réflexion en particulier pour vérifiez les tendances supérieures. Aérez-vous. Il s’agit de trader, pas de devenir fou !
Andréa Brignone
10 juillet 2008
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17 février 2008
La VALUE AT RISK, BASE DE LA GESTION DU RISQUE
Pour de nombreux opérateurs en bourse faire de la gestion de risque de position ou d’un portefeuille se limite à déterminer les stops qui permettront de limiter les risques au cas où les choses tourneraient mal. En réalité cette méthode si elle est valable pour une position donnée, ne permet pas une mesure du risque mais est une décision de risque. C'est-à-dire que l’on accepte sa perte et que l’on sort quoiqu’il arrive. Dans la gestion d’un portefeuille les choses sont un peu plus complexes car il intervient une notion de durée et qu’il est difficile de faire des performances si l’on est stoppé à tout bout de champ.
La notion de base est la notion d’exposition au risque. Supposez que vous ayez un portefeuille de 10 000 euros. On pourra dire que votre exposition au risque est de 10000 euros, quelle qu’en soit la durée de détention de votre portefeuille. Le seul problème est, que de faire cette constatation ne vous apporte aucune information utile. D’abord parce que il n’y a en réalité pas la même exposition pour un portefeuille composé d’obligations d’Etat et un portefeuille composé de valeurs de haute technologie dont les fluctuations sont importantes. Vous voyez où je veux en venir. Il va être nécessaire d’introduire dans notre évaluation la volatilité. D’autre part la volatilité n’est pas la même selon la durée de détention du portefeuille. Il faudra donc introduire une durée.
A ces notions de durée et de volatilité, pour pouvoir utiliser votre modèle il vous faut finalement ajouter un paramètre : l’intervalle de confiance. C’est l’intervalle qui regroupera par exemple 90 % ou 95 % des variations de cours. Dans la méthode indiquée ici c’est l’écart type, c '
Certains d’entre vous reconnaîtront ici le mode de formation des Bandes de Bollinger.
Ainsi dans les bandes de Bollinger on prend en général 2 écarts type ce qui recouvre environ 97 % des cours (pour 95 % il faut multiplier l’écart type par 1.65 et pour 99 % par 2,33).
La Value at Risk sera donc à partir de ces considérations la perte maximale que l’on pourrait envisager sur un actif. Il n’est donc pas stupide de placer des stops sous les Bandes de Bollinger lorsque l’on est à la hausse ou au dessus des bandes de Bollinger lorsque l’on est à la baisse.
Cependant tout repose sur les calculs statistiques. Il existe trois méthodes pour calculer la Value at Risk. La première et la plus pratique pour l’investisseur individuel est la méthode variance-covariance C’est celle, comme nous l’avons dit, qui vous permet d’obtenir les Bandes de Bollinger.
La deuxième est la méthode historique : on utilise aussi un intervalle de confiance en regardant par exemple où se situe 95 % des cours d’un actif donné et l’on estime les probabilités des cours qui sont en dehors de ces 95%. Finalement il existe la Méthode de Monte Carlo, plus difficile à mettre en œuvre pour un investisseur privé et qui consiste à bâtir un modèle probabiliste et à faire des tirages aléatoires.
Mais la Value at Risk n’est pas un instrument de prévision. Elle donne une mesure du risque.
Cette méthode repose sur le fait que le passé se prolongera dans l’avenir cela est moins vrai dans la méthode de Monte Carlo), elle implique certaines hypothèses (par exemple la méthode de variance-covariance suppose notamment que les évolutions de cours suivent une loi normale c’est à dire une courbe de Gauss, dénommée aussi courbe en cloche, hypothèse que l’on peut cependant modifier dans les calculs). Elle représente cependant, même pour l’investisseur individuel qui ne dispose pas de tout l’appareil statistique et mathématique des organismes financiers, un outil très utile pour évaluer les risques de son portefeuille.
Andréa Brignone
18 septembre 2007
Modulez vos positions en fonction de la volatilité,
Sans disposer des modèles mathématiques sophistiqués qui sont utilisés dans les salles des marchés, vous pouvez néanmoins adapter votre jeu en fonction de la volatilité.
En période de volatilité accrue, votre risque global augmente : si vous avez une volatilité de 5% (par exemple 2,5 % de chaque coté de la moyenne à 20 périodes de Bollinger) vous avez sur une position donnée un risque probable de 2,5 % contre votre position (en supposant que vous l’ayez pris sur la moyenne et en supposant que les bandes de Bollinger ne soient pas en train de se déformer. Si les bandes s’écartent de sorte à représenter 10%, votre risque a doublé.
Dans cet exemple la logique de gestion de risque voudrait que vous réduisiez votre position de moitié pour conserver le même montant de risque. La logique du money management aussi, étant donné que la possibilité de gain a aussi doublé.
Voici pour la théorie. En pratique comment peut ‘on suivre cette règle ?
D’abord il faut pouvoir mesurer la volatilité. Pour ce faire, vous disposez généralement dans vos logiciels d’un indicateur qui s’appelle l’AVT Average True Range.
Le True Range est la valeur la plus élevée d’une de ces trois variables (en valeur absolue) :
-Plus haut du jour –Plus Bas du jour
-Plus haut du Jour – Clôture de la Veille
-Plus bas du jour- Clôture de la Veille
Quand on fait la moyenne des True Range sur une période donnée on obtient l’AVT ou Average True Range. L’AVT est une mesure de la volatilité.
Vos logiciels de trading vous donnent la possibilité d’utiliser cet indicateur, en particulier Pro-real Time.
A partir de cet indicateur, il est possible de bâtir une stratégie de risque. Il est d’abord important de régler l’AVT. Il est souvent donné sur une moyenne de 14 jours. Si on travaille sur une période plus longue il faut veiller à allonger la période (par exemple 20 ou 40 jours). Bien entendu sa sensibilité diminuera. Dans la période actuelle, je vous conseille de conserver 14 jours.
Prenons l’exemple de Air France en données hebdo.
Jusqu’en Octobre 2006 l’AVT se maintient autour de 1. Il commence ensuite à monter pour atteindre 2 en avril 2007. La sagesse consiste à vendre la moitié de sa position. D’autant plus que stochastique et MACD se retournent. Certes on rate un petit peu de plus value, mais on assure ses arrières ! Naturellement on peut décider de liquider toute la position. Mais l’AVT est une mesure de risque et non décision. Il faut pour cela utiliser les autres indicateurs et les chandeliers. Dans le cas d’Air France un beau marteau inversé sur le trimestriel nous incitait à la prudence.
Pour la prise de position, il est aussi bon de vérifier où en est la volatilité afin de pouvoir adapter un niveau de position. Evaluer votre risque potentiel et comparez le avec celui que vous pouvez prendre c'est-à-dire avec la perte potentielle qui ne vous invalidera pas pour rebondir. 
Andréa Brignone
08 mars 2007
OPERER AVEC UNE PLUS GRANDE VOLATILITE A STRESS REDUIT.
L’accroissement de volatilité est certes source de profits (les mouvements sont plus amples, la volatilité implicite augmentant les cours des produits dérivés augmentent), mais aussi source de stress supplémentaire pour le trader. En effet, soit il est en position et dans le mauvais sens du marché et il va se poser la question (quand cela s’arrêtera t’il) soit il est saisi d’aboulie et regarde le marché sans pouvoir réagir et laisser ainsi des opportunités lui échapper ce qui le met dans un état de dépression.
Plus que jamais l’aphorisme du Tao de la Bourse et du Trading est justifié en période de forte volatilité : « Peu importe le marché, tout dépend comment tu le joues ».
Voici quelques remarques qui peuvent vous aider à travailler sur un marché à forte volatilité avec un stress réduit :
-D’abord prendre de la hauteur : le marché peut être volatil pour un horizon de temps donné et pas pour un horizon plus long. (Voir mon article de cette semaine sur http://Tradingsat.com , Avis d’expert.) Les limites de volatilité de l’horizon plus long pourront jouer le rôle de support et de résistances pour un horizon plus court.
-Réexaminer les supports et résistances sur l’horizon opérationnel sur des périodes plus longues et étudier les supports et résistances sur l’horizon supérieur (5à 6 fois l’horizon opérationnel)
-Bien étudier ses stops et ne pas oublier de les mettre.
-Si l’horizon opérationnel habituel semble trop nerveux, choisir un horizon opérationnel plus long. Tout en considérant qu’un horizon plus long peut amener à prendre des stops plus larges et donc plus coûteux.
-Ne pas avoir les yeux rivés à l’écran sur des horizons très courts. Ce qui implique de bien définir ses objectifs et ses stops. Une fois objectifs et stops placés revenir à l’horizon opérationnel et mieux encore à l’horizon immédiatement supérieur.
-Bien définir ses prix d’entrée (utiliser l’horizon supérieur pour bien les définir) et poser les ordres. Si le niveau de prix auquel on veut acheter est touché au cours de la baisse ou de la hausse du titre on hésitera en pensant qu’il risque d’aller encore plus bas ou encore plus haut, avec pour résultat généralement de laisser passer l’occasion. Si le prix n’est pas touché, tant pis, c’est une occasion ratée et rien de plus. Psychologiquement vous ne vous reprocherez rien et donc votre stress n’augmentera pas. Une occasion ratée, dix de retrouvées !
-Analyser soigneusement les actifs sur lesquels on veut investir en utilisant l’index de force relative.
-Conforter les signaux de retournements à l’aide des retracements de Fibonnaci et de un ou deux indicateurs.
Dans les périodes de forte volatilité, le stress augmente considérablement non seulement parce que les cours évoluent plus rapidement mais parce que l’on commence à se reprocher les occasions ratées ou le manque de réactivité devant l’événement. La confiance en soi diminue. Le cerveau n’est plus sous l’emprise des lobes frontaux mais sous celle de l’amygdale qui demande de l’action immédiate. Si il n’y a pas d’action immédiate les produits chimiques divers générés par le sentiment d’urgence conduiront à un état de colère puis de dépression et de destruction de la confiance en soi. Pour garder la tête froide, utilisez toutes les ressources de votre connaissance des signes et de la danse du marché.
ANDREA BRIGNONE
24 janvier 2007
POUR ETRE SEREIN, ACHETEZ À VOTRE PRIX!
Depuis la fin du mois de Novembre à chaque mouvement du CAC vers le bas, les mêmes questions sont sur toutes les lèvres : "la hausse est-elle interrompue" ? "La tendance est-elle compromise "? « Est-on dans une phase de consolidation ? Les réponses sont souvent les mêmes : "non la tendance n’est pas compromise tant que l’on ne casse pas 5280 ou 5300". D’autres plus empiriques, disent « nous n’en savons rien, il faut voir ». D’autres enfin, vous démontrent que non (pour toutes les raisons de la terre). Les opérateurs veulent être rassurés. Bref l’inquiétude se faisant jour, on fait appel aux devins, comme c’est l’usage.
Quand timidement vous posez la question : « Je suppose que vous avez acheté au maximum » ? Votre interlocuteur vous répond « bien sûr, la hausse appelle la hausse ». Bel adage qui utilisé sans discernement, en a ruiné plus d’un.
En réalité peu d’opérateurs savent réellement pourquoi ils ont acheté à tel ou tel prix. Et les moindres variations à la baisse deviennent sources d'inquiétudes.
Pour rester calme à la bourse, il faut avoir une idée de prix derrière la tête. Si le marché est trop loin du prix d’entrée que l’on s’est fixé, il faut s’abstenir et attendre que le marché baisse pour prendre position. Toute chose a un prix, mais le marché peut l’exagérer dans une crise d’enthousiasme.
Comment avoir une idée de prix d’un actif que vous avez repéré pour une raison ou une autre (par exemple vous croyez au secteur, à la qualité de l’entreprise ou tout simplement parce que vous êtes client de l’entreprise et que vous aimez ses produits) ?
Il y a plusieurs solutions.
L’analyse fondamentale. A condition d’avoir accès à des études sérieuses, elle peut vous donner une idée du prix. Mais la plupart du temps vous n’avez pas réellement le temps d’analyser les données que l’on vous soumet. Et d’autre part, ce prix estimé peut être reconnu par le marché ou être en dessous si la communication de la firme est mauvaise, ou en dessus si elle est très bonne et si il y a une prime à la cote d’amour.
L’analyse technique simple : Portez une moyenne à 50 jours sur vos graphiques et regardez à quelle distance au dessus de la moyenne se situe le cours du titre que vous convoitez. S' il en est trop éloigné, attendez sagement qu’il se rapproche de la moyenne (si elle est en hausse) pour acheter. Si vous avez déjà une position vendez, vous retrouverez probablement votre actif moins cher.
D’une façon plus complexe et pour ceux qui sont plus aguerris:des courbes de Bollinger plates, une figure de retournement sur l’enveloppe supérieure et un indicateur qui coupe à la baisse vous renseignerons sur ce que le marché pense du prix. C’est naturellement un peu plus compliqué, mais cela nous donne déjà une bonne idée sur les titres qui sont au moins à éviter. Attendez pour acheter d’avoir des informations complémentaires.
Enfin n’oublions pas enfin les bons vieux canaux qui peuvent nous indiquer qu’un actif est arrivé à son maximum et qu’il est prudent d’attendre une baisse pour le reprendre (à condition que le canal soit ascendant) ou qu’il arrive sur la ligne du bas et que l’on le prendre.
En combinant un certain nombre d'informations vous devez donc être en mesure de déterminer un prix d'entrée. (N'oubliez pas non plus de déterminer un prix de sortie et un prix de fuite -stop loss-).
Bref, pour pouvoir être serein et ne pas dépendre des devins, achetez au prix que le marché vous indique comme correct. Cela demande un peu de travail mais dans tous les cas cela en vaut la peine. Et surtout n'oubliez jamais de jouer dans la tendance de l'actif. Ces deux éléments réunis vous permettront d'envisager plus tranquillement les remous du marché.
09 novembre 2006
LES MEFAITS DU SENTIMENT D’URGENCE.
Il vous est déjà arrivé d’aller dans une boutique. De voir un objet qui vous plaisait, mais de ne pas avoir envie de l’acheter tout de suite. Le vendeur qui a vu que cet objet attirait votre attention, va alors se lancer dans un ballet dont l’ordonnancement est parfaitement réglé. Il va vous faire admirer l’objet, vanter ses qualités, et vous voyant accroché mais pas décidé à l’achat, vous expliquer alors que cet objet est à un prix que vous ne retrouverez pas dans les prochaines heures et ceci pour des raisons diverses. Quand il n’ira pas jusqu’à dire qu’il sera par la suite impossible de retrouver cet objet. Toute son action est destinée à créer chez vous un sentiment d’urgence dont le seul but est d’obérer le fonctionnement de votre cerveau et par là vos facultés de raisonnement, de façon à laisser libre cours à votre émotivité. Autrement dit, il va essayer de bloquer le fonctionnement de vos lobes frontaux et de vous laisser dominer par votre cerveau ancien (voir articles précédents).
Bref, vous achetez l’objet et trouvez le même trois boutiques plus loin, et pour moins cher.
Ces phénomènes ont été très bien étudiés par le psychologue américain Robert Cialdini dans son livre « Influences et Manipulations ».
Dans le trading et surtout dans le trading à court terme, le vendeur et vous-même ne faites qu’une seule et même personne. Mais vous allez commencer un travail sur vous-même de la même façon que le vendeur de notre boutique. Vous pensez que vous ne retrouverez plus l’actif au prix auquel il est et que vous ratez l’occasion de votre vie. Le sentiment d’urgence est désormais là, et vous ne pouvez plus raisonner sainement. Votre cerveau ancien vous mobilise pour l’action. Vous devez agir à n’importe quel prix. Et vous le faites. C’est naturellement à ce moment que le marché se retourne. Et vous vous trouvez piégé. Votre cerveau constate que vous vous êtes trompé, mais au lieu de sortir de votre position vous allez vous y enferrer. En effet, à ce moment un autre mécanisme va entrer en jeu. La nouvelle situation va être perçue comme une injure à votre raisonnement, à votre intégrité. Le cerveau va rester dans son état d’alerte et d’émotivité intense. Mais comme agir va entraîner de la douleur (en l’occurrence une perte même minime), il va se réfugier dans le confort de l’inaction qui est indolore à court terme. Cette inaction vous coûtera souvent plus cher après.
Dans quelles conditions se met-on dans cet état d’urgence ?
On se met en état d’urgence la plupart du temps quand on a passé un certain temps devant son écran.
Que le marché est bien en tendance et que l’on a raté la hausse ou la baisse. Il faut alors faire quelque chose pour rattraper le temps perdu.
On peut constater que 90 % de nos actions dans ces conditions sont des actions ratées.
Alors que faire ? Dés que vous identifiez un sentiment d’urgence en vous, il n’y a qu’une mesure radicale qui puisse vous empêcher de faire des bêtises : vous éloignez de votre écran, vous lancer dans une action quelconque mais qui n’a rien à voir avec le marché et de ne retourner que quand vous sentirez que vous vous êtes calmé et que vous avez repris le contrôle de vous-mêmes. Si vous n’arrivez pas à quitter votre écran, utilisez les techniques de la PNL (Programmation neurolinguistique) pour reprogrammer votre cerveau.
A tout hasard vous pourrez vous entraîner en faisant les boutiques !
Il faut toujours prendre ses positions dans un état de calme. Ne confondez jamais vitesse et émotivité. On peut être rapide dans ses décisions, parce que le travail de préparation a été bien fait, et que l’on perçoit nettement les supports et les résistances. C’est le cas des day-traders qui réussissent. Ils savent en permanence ce qu’ils sont en train de faire, bien que les décisions soient prises dans des temps très courts. A fortiori pour des opérateurs qui agissent sur une plus longue période, il ne doit y avoir jamais de sentiment d’urgence.
Rappelez-vous la boutade de Warren Buffet « Je rate au moins une fois par semaine l’opération de ma vie »





